Lundi 26 mai 2008
Lu dans le Nouvel Observateur daté du 25 Mai 2008 : "Eric Woerth écarte toute baisse de fiscalité pour contrer l'augmentation des prix de l'essence subie par les automobilistes: "L'essence est à un prix de marché. Si nous baissions la fiscalité, nous inciterions à la consommation", une politique incompatible avec les objectifs du Grenelle de l'environnement, affirme-t-il."



Lorsqu'on lit ce genre de réponse de la part d'un secrétaire d'Etat au budget, on comprend bien pourquoi le fossé entre les dirigeants politiques et les citoyens se creuse. Il faut croire qu'en exprimant de tels propos d'une stupidité sans bornes, le gouvernement se trouve très très à court d'arguments pour justifier le maintien des prélèvements obligatoires sur les carburants.

D'une part, l'essence n'est pas au prix de marché, car le prix de l'essence est constitué pour plus de 50 % de taxes qui s'ajoutent au prix du marché.

D'autre part, M. Woerth ne semble pas bien se rendre compte que les citoyens de notre pays et d'ailleurs ont dans leur vie de tous les jours besoin de se déplacer, pour se rendre au travail, pour exercer des activités associatives ou sportives, pour aller voir de la famille ou des amis. Et lorsqu'on habite hors de Paris, ce qui est quand même le cas de l'immense majorité des Français, il est bien difficile d'effectuer ces trajets sans consommer de l'essence.

Mais le pouvoir politique a visiblement décidé d'aborder la question de la consommation du carburant comme il traite la question de la consommation d'alcool ou de tabac, comme si se déplacer n'était pas un besoin essentiel à la dignité de la vie sociale...
Par Cyril - Publié dans : democratie-sociale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus